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août
21

L’après Ramadan

Deux semaines déjà que le mois de Ramadan nous a quitté, lui et son élan bienfaisant qui nous poussait vers les bonnes actions. Les musulmans empruntaient en masse les sentiers de la mosquée, les cœurs étaient joyeux à l’idée de jeûner et les yeux en pleurs à l’écoute du Coran. En ce premier jour de Dhul Qa’da, alors, le moment est venu à chacun de faire un bilan.

 

Allah, Le Seigneur de tous les mois

Chawal, Dhul Qa’da, et tous les autres mois méritent aussi l’adoration…Car Dieu, que nous avons adoré tout au long de Ramadan est aussi le Seigneur des autres mois. Seule l’insouciance, vis-à-vis de la mort, nous a trompée à ce sujet. Pour s’en préserver, le prophète, paix et salut de Dieu sur Lui, invoquait souvent son Seigneur :  » Ô  toi  qui  détourne  les  cœurs  ,  raffermis  mon  cœur  sur  Ta religion « .

 La prière en commun, obligation délaissée…

Combien de fois avons-nous emprunté le sentier qui sépare nos maisons de la mosquée ? Hélas aujourd’hui, Ramadan ne semble plus qu’un souvenir d’Outre-tombe ! Pourtant, Allah témoigne, aux sujets de ceux qui accourent vers Ses maisons : « Ne peupleront les mosquées d’Allah que ceux qui croient en Allah et au Jour dernier, accomplissent la Salat (la prière), acquittent la Zakat (l’aumône obligatoire) et ne craignent qu’Allah. Il se peut que ceux-là soient du nombre des bien-guidés. » (Sourate 9 le Repentir verset 18) . Abou Houreyra (radhi ALlahou anhou) confirme d’ailleurs que le prophète, paix et salut de Dieu sur Lui, a dit : « Les lieux les plus appréciés d’Allah sont les mosquées, et ceux qui lui sont les plus détestés sont les marchés » (Rapporté par Al Boukhari). Car la prière est une action sans commune récompense comme l’évoque Abd Allah ibn Omar (radhi ALlahou anhoma) : « La prière de la personne en commun est 27 fois supérieure en récompense à celle de l’individu seul »(rapporté par Al Boukhari et Mouslim). La prière est donc bien plus qu’un acte anodin. Elle pourrait même en révéler davantage sur l’identité de son auteur : » Les prières les plus lourdes pour hypocrites sont celles d’al ‘icha et celle du fajr, et s’ils savaient les biens qu’elles contiennent, ils y seraient certes venu même en rampant « . Plus tranchant encore, le messager de Dieu, paix et bénédiction de Dieu sur Lui, menace ceux qui manquaient la prière à la mosquée :  » J ai certes pensé à charger un homme pour appeler à la priere, un autre pour la présider, puis partir avec des hommes qui porteraient des fagots de bois avec eux afin d’aller à la rencontre des hommes qui ne participent pas à la prière en groupe pour brûler leurs demeures »(rapporté par Al Boukhari et Mouslim) . Les compagnons, eux l’avait compris ! Ils accompagnaient, bras-dessus bras-dessous, en se tenant à droite et à gauche du malade pour ne pas qu’il manque la prière en commun…

Oû est le Coran?

Les mosquées retentissaient au son de sa récitation chaque nuit de Ramadan.  » Le mois du Coran « , comme on l’appelle ainsi, n’indique pas qu’il faille le réciter uniquement ce mois-là. Il s’agit plutôt d’une périphrase indiquant le mois durant lequel il a été révélé. La récompense de sa lecture au cours des autres mois est elle aussi immense ! Chaque lettre, d’ailleurs, a son pesant d’or, comme le souligne l’envoyé de Dieu, paix et bénédiction de dieu sur Lui,  » Je ne dis pas que Alif-lam-mim est une lettre mais alif est une lettre, lam est une lettre et mim est une lettre « . Ce qui correspond à pas moins de trente hassanetes simplement en lisant « Alif-lam-mim » (NDLR : Les premières lettres de la sourate 2 « La vache » par exemple).

 

L’aumône, la bonne parole, le jeûne et la prière nocturne…

Ces quatre actions n’ont sans doute pas d’équivalent en Islam. L’imam Ahmed rapporte un hadith étonnant , où le prophète, paix et bénédiction de Dieu sur Lui, échange avec ses compagnons : » Il y a certes au paradis des demeures dont l’intérieur est visible de l’extérieur et l’extérieur est visible de l’intérieur « . Les compagnons demandèrent à qui elles seraient destinées. Il répondit (sala Allahou aleihi wa salam): « Allah les a préparées pour ceux qui donnent à manger aux nécessiteux, ceux qui sont doux dans leur langage, qui jeûnent régulièrement et qui prient quand les gens sont endormis « . Ce hadith, malgré les 14 siècles qui nous en séparent, n’a rien perdu de sa valeur. Il convient alors de s’élancer vers les injonctions du sceau des prophètes, prières de Dieu sur Lui, en prononçant de bonnes paroles ou en multipliant les jeûnes surérogatoires ne serait-ce que  trois jours par mois,(13-14 et 15 des mois lunaires, soit les 11, 12 et 13 octobre 2011).

Que chaque âme se donne sincèrement un critère de jugement. Notons que la mauvaise action qui succède à une bonne action prouve sa caducité. Au contraire, si la bonne action succède à une bonne action, alors l’œuvre est validée. Prières en commun, lecture du Coran, aumônes et jeûnes doivent donc continuer à nourrir nos âmes. Car, au fond, l’après Ramadan dépend des fruits qui y ont été semés…

 

On demande à Allah qu’il accepte notre jeûne, nos prières et toutes nos actions. On Lui demande également de nous aider à la sincérité et la suivie du prophète (sala Allahou aleihi wa salam) dans nos actions. Enfin qu’Il fasse que l’on soit raffermis sur les bonnes actions et que l’on délaisse les mauvais actions, Il en est Lui seul capable et cela est facile pour Lui!

 

P.S: La version courte, c’est-à-dire en dépliant,est disponible ici.

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