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oct
23

Un pèlerinage rien que pour Allah ( partie 3 / 3 )

 

Terminons cette série d’articles sur le hajj, par l’ultime ressource dont le pèlerin aura besoin:

 

Le Bon compagnon

« Le  compagnon  avant  le  départ  est  le  voyage », dit un proverbe arabe. Pour le Hajj, le bon compagnon est d’autant plus de rigueur. Le voyage fut d’ailleurs appelé en arabe « li-isfar an nas » c’est-à-dire pour « découvrir les gens ». Chacun en effet, est appelé à se découvrir et à sortir de ses habitudes. Le compagnon de voyage alors, doit alors être scrupuleusement choisi car s’il a un mauvais comportement au quotidien, il s’amplifiera davantage en voyage. Avant tout, entre autre, il doit être pieux dans sa religion, bon envers les gens, peu nerveux, doux, sage et avoir le meilleur comportement. Lorsque tu oublies, il te rappellera, et lorsque tu te rappelles, il t’aidera. Combien de personnes sont ainsi passées à côté de leur Hajj à cause de leurs mauvaises fréquentations ? Le Bien-aimé de Dieu-Paix et Salut de Dieu sur lui- nous avertit un jour : « L’individu possède la religion de  son  compagnon,  ainsi  regardez  qui  est-ce  que  vous  fréquentez »,  avant de faire une poignante analogie :  « Le bon compagnon et le mauvais compagnon sont comparés à celui qui vend du musc et au forgeron. Le bon compagnon est tel celui qui te vend du musc ; lorsque tu vas le fréquenter, soit tu repartiras avec un parfum ou bien une bonne odeur sur tes habits. Et le mauvais compagnon est comparé au forgeron, à celui qui travaille le fer. Soit tu repartiras avec des habits déchirés à force du fait d’avoir cautérisé le fer ou bien avec une mauvaise odeur » . En effet, les mauvais comportements de telle ou telle personne déteint sur notre manière d’agir. L’individu en vient alors à préférer les marchés, les centres commerciaux, et tous autres endroits infréquentables au profit des actes d’adoration, et en vient à manquer à la prière d’Al Fajr à cause de veillées trop tardives avec ses amis. La bonne fréquentation, elle, incite le pèlerin à prier davantage dans la maison de Dieu et à assister aux assemblées de science. Le trajet fait partie de ces points stratégiques où le pèlerin doit tout faire pour côtoyer une personne qui connaît les rites du pèlerinage. Dans certains comportements, œil à la loupe; on constate qu’un mauvais comportement peut en cacher un autre. Certains qui cherchent constamment à obtenir le prix le plus bas possible d’un achat, sont susceptibles d’être imprégnés de mensonges et d’un manque de foi.

Pourquoi alors, ne pas essayer d’approcher un savant ? Ce sont assurément ceux dont les comportements sont les plus sages et les plus étonnants. Il suffit simplement d’observer leur comportement et leurs fréquentations. Mujahid, qui fait partie des successeurs, génération qui a suivi les compagnons révèle à propos d’Ibn ‘Omar : « je suis parti au Hajj afin de travailler au service d’ibn Omar fils de ‘Omar ibn al Khattab ». C’est alors ibn Omar qui travaillait à mon service. Il s’est mis à mon service, à s’occuper de moi ». Un autre successeur n’hésitait pas à se plier en quatre pour satisfaire ses frères : « Je ne pars en voyage avec vous qu’à une condition (…) A condition que je travaille et que je fasse l’Adhan (NDLR : appel à la prière) pour vous ». Abdallah ibn Mubarak, lui, annonçait aux gens son départ pour le Hajj. Les gens profitaient alors de sa science. On disait notamment que son organisation était en pleurs et en émoi au moment de son départ. Un jour, il prit la décision de partir pour le Hajj, et décida d’emmener avec lui les caravanes et les provisions qui lui serviraient durant le séjour. Sur le trajet, il aperçut une femme en train de saisir le cadavre d’une bête dans une poubelle. Il envoya alors un de ses servants afin d’obtenir de ses nouvelles et de connaitre sa situation. Elle lui répondit alors qu’elle n’avait aucun bien, qu’elle était pauvre, et que son village n’avait pas de quoi subvenir à ses besoins. Attristé, le cœur en émoi à la vue de cela, Abdallah Ibn Mubarak effectuait un geste de générosité incomparable en déclarant : « Certes  ma caravane avec toutes ses provisions et ses marchandises, je les dépense dans le sentier d’Allah le très-haut pour les gens de ce village ». Il rebroussa alors chemin sans effectuer le Hajj. On rapporte une suite d’autant plus éloquente. A son retour, dans son sommeil, il vit un homme qui lui annonça : « Ton hajj est accepté, ton effort est remercié et ton pêché est pardonné ».P arce qu’il a effectué cetteaumône, son hajj a été accepté, à la hauteur de l’effort qu’il a fourni, et ce malgré le fait de ne pas avoir effectué le Pèlerinage.

Il ne faudra donc rien négliger avant le grand départ, cause physiques, financières et spirituelles. Il reste quelques jours avant tout pour effectuer les derniers réglages. Veillons avant tout, à ne pas laisser aux oubliettes le principal bagage : une intention pure et sincère. Rien que pour Allah…

 

Fin de cette mini série sur la sincérité pendant le hajj, mais bientôt d’autres articles suivront in cha Allah

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